Progresser nécessite une évolution des mentalités ! C'est le constat que le groupe de travail formation cerf-volant a pu faire à Valence les 24 et 25 janvier derniers. Cette réunion fut une bonne occasion, à l'aube du 3e millénaire, de prendre de nouvelles dispositions !
Par Gérard Clément. Extrait de VOL Passion, revue de la Fédération française de vol libre, disponible par abonnement seulement (4 numéros, 20 F - Envoyer un chèque à la
FFVL, 6 rue de Suisse, Nice 04000)."
Hier
Un petit retour en arrière nous rappelle que le rapprochement entre cerf-volant et vol libre fut d'abord abordé par la FFVL comme l'occasion d'une initiation au vol libre. Si cette appréciation était restrictive pour les aficionados, il n'en demeure pas moins que depuis cette intégration de notre activité sous toutes ses formes, le nombre de cerfs-volistes recensés a considérément augmenté. Libre aux cerfs-volistes, maintenant, de faire percevoir à leur nouvelle famille la richesse culturelle de leur activité.
Aujourd'hui
Il est intéressant de constater que nous sommes passés d'environ 800 adhérents du temps de feu la Fédération française de cerf-volant, à près de 3 000 aujourd'hui. Pour les ethnologues de l'insolite, ce chiffre représente 85 % d'hommes et 15 % de femmes. La pratique de la traction a permis la délivrance de plus de 1 700 licences au travers des écoles, soit près de 60 % des affiliés. Le reste représente les pratiquants de monofil et d'acrobatique.
Il faut toutefois nuancer l'analyse de cet afflux de riders au détriment des cerfs-volistes classiques, car les stagiaires clients des écoles de flysurf sont tenus, pour suivre leur formation, d'être adhérents à la FFVL. On peut donc considérer que les 40 % représente le creuset du cerf-volant en France, avec quelques 1 200 adhérents, soit une augmentation notoire par rapport à l'origine. Toute tendances de pratique confondues, la répartition socioprofessionnelle n'a pas variée (classe moyenne et supérieure, employés, cadres en majorité). On note également l'émergence d'un pourcentage non négligeable d'étudiant et de lycéens et, dans l'ensemble, d'un abaissement de l'âge des licenciés. La tranche 30 / 50 ans est en nette recul face à la tranche 20 / 30 ans, affirmant ainsi le rajeunissement des pratiquants depuis une dizaine d'années. La médiatisation du cerf-volant de sport et de traction n'y est sans doute pas étrangère.
Demain
" Selon des sources bien informées " , l'objectif pour le vol libre est fixé à 5 000 adhérents cerfs-volistes pour 2001. Dans cette perspective, il sera nécessaire d'approfondir notre étude du biotope. Nous présenteront les résultats de l'état des lieux effectué par Karine Legrand dès qu'ils seront accessibles. Karine, cadre technique, a été missionnée, entre autre, pour ce travail. Elle fera également la liaison entre cet état des lieux et la répartition des budgets attribués.
Nous savons bien que le développement de toute activité passe par la formation et la communication. On note pourtant qu'actuellement, au sein même du budget cerf-volant, la compétition est favorisée au désavantage de la formation. Chiffres et ratios parlent d'eux-mêmes ! Bien sûr il a fallu commencer par le commencement, et on ne peut pas faire le reproche au vol libre d'être entrée en cerf-volant avec les hommes et les femmes de bonne volonté du moment (orientés compétition) par la porte apparemment la plus valorisante, peut-être la plus médiatique, mais pas forcément la plus large. Pas grave...
Travail
Toujours est-il qu'un groupe de travail s'est constitué autour des cadres techniques et du vice-président à la formation pour travailler sur un diplôme professionnel ou bénévole reconnu. Une procédure de reconnaissance de compétences techniques, théoriques et pédagogiques acquises par l'expérience a donc été élaborée. Un dossier de demande de validation d'acquis pour une reconnaissance validée par la FFVL sera bientôt disponible sur demande, pour que les candidats puissent faire valoir leur expérience en la matière. Ce dossier sera étudié par une commission issue du groupe de travail qui se prononcera sur sa recevabilité. Elle demandera aux candidats de participer à des validations si toutes les compétences ne semblent pas acquises. Cette option sera généralisée, car le groupe de travail doit être garant de son équité.
Ce diplôme de moniteur cerf-volant regroupe les disciplines monofil et acrobatique. Il affirme ainsi la transversalité des disciplines (monofil, acrobatique, traction) et souligne l'exigence demandée d'avoir une connaissance générale du sport.
Il a été également précisé, pendant ces journées, que le groupe était déterminé à poursuivre le travail effectué, mais que son investissement et son engagement devait être soutenu par une volonté affirmée, donc budgétaire, des instances nationales responsables des équilibrages.
Enfin une invitation est lancée à toutes personnes ou associations désireuses de s'intégrer dans notre démarche. #
Gérard Clément
Extrait de VOL Passion, revue de la Fédération française de vol libre, disponible par abonnement seulement (4 numéros, 20 F - Envoyer un chèque à la FFVL, 6 rue de Suisse, Nice 04000)."
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